Ecrire Guide de présentation des thèses et mémoires

I. Les détails qui font la différence

Sommaire du Chapitre I

Avant-propos*
Normes*
Spécifications d'un travail de recherche *

Longueur suggérée *
Format *
Taille des fichiers *
Marges *
Justification *
Pagination *
Interlignage et papier *
Lignes creuses *
Alinéas *
Polices *
Enregistrer *
Copie de sauvegarde *
Impression *

Techniques avancées avec Word*

Utilisation des styles *
Utilisation d'un plan automatique *
Utilisation d'un document maître *
Application des styles d'un document à un autre *

Citations*

Citations brèves et citations longues *

Ponctuation*

Guillemets *
Guillemets à l'intérieur des guillemets *
Espace insécable *
Parenthèses *
Majuscules accentuées *
Petites capitales
*
Césures (coupures de mots)
*
Corrections typographiques
*
Table des matières
*
Numéros de ligne
*
Numéroter ou ne pas numéroter ?
*


OrdinateurAvant-propos

L'auteur universitaire qui s'est doté d'un ordinateur et d'un logiciel de traitement de texte peut désormais composer son oeuvre et la mettre en page sans avoir recours à un imprimeur. Du point de vue financier l'avantage est évident : mais le métier de typographe ne s'improvise pas. Enfreindre les règles de cette profession représente un danger de tous les instants.

Dans le présent article nous essaierons de vous faire esquiver un certain nombre d'écueils.

Il est rare que les universitaires soient unanimes sur quelque sujet que ce soit. Néanmoins ils sont bien obligés de reconnaître qu'une thèse de doctorat soutenue avec une mention flatteuse trace une ligne de démarcation entre celui qui pourra espérer faire son chemin dans la profession... et les autres.

Il convient tout d'abord de trouver un directeur de thèse, lequel jouera un rôle essentiel pour déterminer l'aptitude du candidat à cerner son sujet, pour préciser les orientations et le contenu de son travail de recherche, pour le guider dans les méandres des procédures administratives, etc. Ses conseils seront précieux.
machine a ecrireNotre propos n'est pas ici de traiter du contenu du travail universitaire — qui relève essentiellement de l'auteur et de son directeur. Nous nous préoccuperons surtout de sa présentation matérielle. Sur ce sujet les articles, brochures, livres ou autres textes normatifs ne manquent pas. Mais ils donnent la curieuse impression d'avoir été rédigés au début du siècle — à une époque où on rédigeait encore à la plume, se bornant à confier les feuillets à une secrétaire qui tapait et retapait le manuscrit sur une machine à écrire. Les termes "informatique" ou "ordinateur" ne sont que rarement évoqués dans ces documents.

Néanmoins, depuis une dizaine d'années, beaucoup de doctorants aventureux saisissent leur oeuvre directement sur un ordinateur personnel, avec plus ou moins de bonheur. En nous fondant sur une longue pratique de l'édition et du traitement de texte, marquée par la publication de plusieurs périodiques, de thèses et de livres dits "complexes", nous avons songé à élaborer un guide pratique à l'usage du nouveau doctorant informatisé.

Nous utiliserons un ordinateur Macintosh muni du logiciel Word, mais nous pensons que les grandes lignes des directives suivantes pourront être transposées à d'autres systèmes. Notre recette est simple :

  1. Appliquez les règles les plus récentes de l'ISO 1ou de l'AFNOR 2 et du code typographique.
  2. Quand celles-ci compliquent inutilement le travail, substituez-leur les raccourcis et sophistications d'un bon traitement de texte 3.
  3. Prenez en compte les dispositions universitaires locales relatives aux thèses.
  4. De toute manière, la règle d'or est la cohérence : adoptez un seul système et tenez-vous-y coûte que coûte.

Normes

Nous voici donc entrés dans la jungle des normes. Et devant tant de carences et de contradictions nous avons failli faire marche arrière. Chaque spécialiste se réclame d'une norme bibliographique AFNOR, mais elles évoluent. Nous proposons de suivre autant que possible trois normes assez récentes : la norme française AFNOR Z 44-005 de décembre 1987 (Documentation : références bibliographiques) ; la norme internationale ISO 7144 de décembre 1986 (Documentation : présentation des thèses et documents assimilés) ; et la norme française NF ISO 690-2 de février 1998 (Z 44-005-2) (Information et documentation, Références bibliographiques, Partie 2 : Documents électroniques).

Il existe une pléthore de "styles" éditoriaux en provenance des États-Unis, chacun correspondant aux exigences de l'un ou l'autre des grands périodiques américains en sciences humaines ou techniques. Pour les utiliser il est préférable d'obtenir l'accord préalable de votre directeur de thèse, ou de suivre les recommandations de la revue scientifique à laquelle vous soumettez votre article. Toutes ces normes nord-américaines peuvent être appliquées automatiquement avec un logiciel de bibliographie personnelle comme Pro-Cite. Certaines facultés françaises tiennent à leurs propres normes 4. Dans ce cas vous devez vous conformer diplomatiquement aux suggestions de votre directeur de recherche, même si elles paraissent être en contradiction avec les normes "officielles".

Spécifications d'un travail de recherche

Longueur suggérée

(À titre purement indicatif, la longueur du texte dépendant étroitement de la nature du sujet.)

 
Mémoire de maîtrise : 60 à 120 p. 
Mémoire de D.E.S.S., D.E.A. : 100 à 200 p.
Thèse de doctorat "nouveau régime" : 300 à 600 p.

Format

Choisissez dans Fichier/Mise en page le format A4 (297 mm x 210 mm).

Chaque fois que vous commencez un nouveau fichier pour un même travail dans Word, ouvrez le menu Fichier/Mise en page et vérifiez que les marges sont identiques à celles de votre document de base. Vous établirez celui-ci après quelques essais de mise en page. Car une thèse, produit universitaire si corseté et convenu soit-il, vous laisse toujours un petit espace d'originalité : elle peut avoir un style particulier qui reflète votre personnalité. L'établissement d'un document de base servira à maintenir l'homogénéité de l'ensemble de la thèse.

Taille des fichiers

Si vous n'avez pas un traitement de texte assez récent, il ne faut pas saisir l'intégralité de votre texte dans un seul et même fichier. Vous risquez de tout perdre dans une "bombe" retentissante. Limitez chaque fichier à un ou deux chapitres (entre 100 et 150 Ko maximum). Vous pourrez rendre chaque fichier conforme aux autres d'une manière automatique si vous utilisez Format/Style...

Attention : si vos fichiers dépassent les 300 Ko, faites-leur subir une cure d'amaigrissement en les coupant en deux. C'est un geste de prudence élémentaire. Sinon vous pouvez toujours vivre dangereusement...

Marges

Voici quelques suggestions facultatives pour la mise en page. Le texte principal doit commencer au recto d'un feuillet (pagination impaire, dite "belle page").

Dans le menu Format/Document vous choisirez : Marges

Haut :  2 cm (app.) 
Bas : 3 cm (app.)
Gauche : 2 cm (app.) 
Droite :  3,5 cm (app.) 
Reliure :
0,5 ou 1 cm 

Justification

Les traitements de texte autorisent : la justification (alignement) à gauche (présentation courante) ; le centrage ; la justification à droite ; et la justification des deux côtés.

Un texte justifié des deux côtés est très professionnel mais vous incite à demander à l'ordinateur d'effectuer des césures (coupures au sein des mots) pour éviter des blancs ou des lézardes ("cheminées") peu esthétiques dans le texte.

Les textes dits "en drapeau" sont actuellement à la mode, et n'exigent pas de césure sauf pour des raisons d'esthétique. Attention, la marge gauche doit obligatoirement être justifiée.

Le centrage ne sera pas employé pour les textes longs, mais sera utile pour le foliotage (numérotation), pour la couverture et certains autres effets spéciaux.

Pagination

La numérotation commence au recto (numéro impair) de la première page imprimée et s'achève en dernière page imprimée même si la thèse est publiée en plusieurs volumes. Les pages de titre sont comptées mais non foliotées (numérotées). Les folios doivent être très visibles : composés en chiffres arabes, ils seront soit centrés, soit inscrits à gauche sur les pages paires et à droite sur les pages impaires, et placés dans l'en-tête ou dans le pied de page. On peut y ajouter des titres courants pour permettre de mieux repérer le contenu : on pourra, par exemple, répéter ou résumer le titre de la thèse en tête des pages paires, et donner les titres des chapitres sur les pages impaires. Word gère ce probleme dans Affichage/En-tête et pied de page.

Interlignage et papier

À l'époque pas si lointaine des machines à écrire on recommandait la frappe du texte en double interligne. Il n'y est plus fait allusion aujourd'hui, seule la saisie de "façon lisible" est exigée. La norme ISO n'exige plus l'impression recto seulement. On peut donc imprimer recto/verso sur du papier blanc "d'une opacité et d'une qualité telles qu'elles permettront l'impression, la lecture et la micro reproduction 5". Le grammage le plus courant pour le papier offset, 80 g (au m2) autorise le tirage recto-verso. Consultez cependant votre directeur de thèse, car il préférera peut-être utiliser les versos pour ses commentaires et annotations.

Dans Word il est possible de paramétrer votre interlignage sur mesure. 

  1. Cliquer dans une phrase normale du texte.
  2. Cliquez successivement sur Format/ Style/ Modifier/ Format/ Paragraphe.
  3. Dans Espacement choisissez 2 ou 3 ou 4 pt. Ceci détermine l'espacement automatique après chaque paragraphe.
  4. Dans Interligne choisissez 1,5 ligne ou 
    Au moins 14 ou 16 ou 20 pt 
    pour avoir du blanc entre chaque ligne. La lisibilité sera améliorée automatiquement.

Lignes creuses

Toutes les pages doivent avoir la même longueur. Pour éviter qu'une dernière ligne (veuve) d'un paragaphe soit imprimée toute seule en haute d'une page, ou qu'une première ligne (orpheline) d'un paragraphe soit imprimée toute seule en bas d'une page, laissez coché Éviter veuves et orphelines dans le menu Format/Paragraphes/ Enchaînements/Pagination. Par défaut, Word évite la création de lignes veuves et orphelines dans un document. Généralement on sélectionne les titres et les premières lignes du texte, puis on coche dans ce même menu la case Paragraphes solidaires 6pour les garder attachés.

Les paragraphes de texte peuvent commencer par un alinéa (renfoncement) de 1 à 1,5 cm. Les alinéas peuvent faire partie de votre style "Normal". Sélectionnez un paragraphe de texte normal. Dans Format/Style/ Modifier/Format/ Paragraphe/Retrait/Gauche vous insérez la longueur de retrait désiré. Fermez tout. Les tabulations à la main et les espaces répétées sont à bannir !

Cette norme n'est plus obligatoire : vous pouvez donc aussi bien adopter le style sans aucun alinéa assez populaire aux États-Unis. (Ex. : ce texte-ci.) Dans ce cas il est recommandé d'ajouter un espacement supplémentaire (3-4 pt) après chaque paragraphe. (V. Utilisation des styles.)    

Polices

ClavierVous pouvez choisir parmi un grand nombre de polices (types de caractères). Vous pouvez même les "emprunter" à un ami qui en possède et les mettre dans votre Dossier Système. Toutes s'impriment correctement sur laser ou jet d'encre si votre Macintosh possède le Système 7 ou plus récent. Parmi les plus utilisées sont :

Arial

Courier

Garamond

Georgia

Helvetica

Palatino

Times

Times New Roman

Verdana

Toutes ces polices sont relativement lisibles. Vous pouvez choisir entre les caractères à empattement ou les caractères bâton. Faites plusieurs essais avant de prendre votre décision pour juger de l'effet esthétique de votre page. C'est Courier à espacement fixe qui ressemble le plus à la machine à écrire. Comme Garamond et Times sont très petits, il faut penser à les utiliser dans un corps plus grand que les autres.

Ne tombez pas dans l'ivresse de tout débutant, qui ne résiste pas au plaisir d'utiliser quatre ou cinq polices dans un même document, en y mélangeant un soupçon de Contour ou d'Ombré pour faire bonne mesure. Ces péchés de jeunesse sont peut-être pardonnables ailleurs, mais totalement inacceptables dans un mémoire qui doit faire preuve d'une certaine sobriété de bon aloi.

Le gras sert pour les titres et sous-titres dans votre texte. L'italique sert pour les titres de livres et de périodiques, pour les mots étrangers et pour certains effets spéciaux. Les possibilités de fantaisies sont illimitées — réservez-les pour les affiches, les couvertures, la publicité etc.

Nous connaissons une excellente dissertation rédigée par un futur prélat de l'Église, qui avait un tel sens de la communication que sa thèse a dû être entièrement ressaisie (au prix de six mois de retard !) pour enlever les mille fantaisies dont il l'avait gratifiée.

Enregistrer

Prenez l'habitude d'enregistrer (sauvegarder) votre travail dans Fichier/Enregistrer toutes les dix ou quinze minutes, surtout si vous rédigez sans brouillon. Le fruit d'une brillante inspiration disparu à cause d'une micro-coupure d'électricité est souvent irrécupérable. Dans les Préférences de Word, vous pouvez demander l'enregistrement automatique à l'intervalle que vous spécifiez.

Copie de sauvegarde

Gardez toujours une copie de vos documents sur des disquettes séparées de sauvegarde (ou sur une disquette de grande capacité). Vous les mettrez à jour plusieurs fois par semaine. On ne compte plus les cas légendaires d'auteurs ayant perdu des années de travail à la suite d'un vol, d'un accident ou d'un incendie parce qu'ils n'avaient pas songé à recourir systématiquement aux programmes de sauvegarde.

Impression

Votre travail sera beaucoup plus professionnel d'aspect si vous le tirez sur une imprimante laser ou à jet d'encre. Choisissez votre imprimante dans le menu Pomme/Sélecteur avant d'imprimer (Mac).

Techniques avancées avec Word

Utilisation des styles

Il faut définir votre style normal de texte courant avant de penser aux différents styles pour les titres et sous-titres. Sélectionnez un bloc de texte et choisissez dans Format/Style/Modifier/Format : Police, Paragraphe, Tabulations, Bordure etc. pour saisir le  Normal. Dans Paragraphe vous déterminerez l'interlignage (espacement 1, 1,5 ou 2 lignes etc.), l'espacement précédant et suivant chaque paragraphe, et la présence ou non d'un retrait. Vous devez définir ce style comme étant le style Normal.

Vous procéderez de même pour chaque titre de section en modifiant la police, la taille, l'interlignage, l'encadrement, etc.). Vous pouvez utiliser jusqu'à neuf niveaux de titres dans ce mode. Vous pouvez aussi donner des noms plus évocateurs à certains styles (par exemple Citations ou Préface) qui n'entrent pas dans la Table des Matières, où seulement les Titres de 1 à 9 sont valables.

Tous les autres sous-titres du même niveau seront identiques, et tous pourront se métamorphoser simultanément si vous changez d'idée.

Quel est l'avantage ? Un gain de vitesse certain. Pour affecter un style de titre à une subdivision de votre travail, vous tapez le titre normalement, vous cliquez dedans, puis vous cliquez dans le menu des styles sur le nom du niveau choisi.

On peut changer le style de chaque niveau aussi souvent qu'on le désire. Non seulement le titre prend la forme que vous souhaitez, mais si vous y apportez une modification, tous les autres titres du même niveau s'ajusteront automatiquement. Résultat : une rigueur professionnelle dans l'apparence de votre travail, et un contrôle rapide et simplifié de ses éléments.

Inconvénient : on ne peut pas mélanger deux casses automatiquement (mettre un mot en gras et le suivant en italique, ou demander des corps différents) à l'intérieur d'un seul style. Malheureusement une partie du travail restera toujours manuelle.

Utilisation d'un plan automatique

L'ordinateur peut grandement simplifier l'organisation matérielle de votre travail. Word vous propose un mode Plan où est exposé très clairement l'ordre hiérarchique de vos idées. Ce Plan sert à mettre en forme rapidement et de manière strictement homogène les principales têtes de chapitres ou de sous-chapitres de votre travail universitaire. Vos divisions les plus importantes s'appelleront par ordre décroissant Titre 1, Titre 2 et Titre 3, jusqu'au Titre 9.

Vous pouvez définir le plan de votre thèse avant d'en commencer la rédaction pour vous aider à clarifier vos idées. Votre Table des matières se constituera automatiquement à partir de ce plan quand vous aurez terminé.

Utilisation d'un document maître

Si vous possédez une version de Word postérieure à Word 5, vous avez une autre solution pour gérer les documents longs : ouvrez votre premier chapitre, et dans Affichage cliquez sur Document maître. Ce chapitre devenu document principal permet d'ajouter des sous-documents (les chapitres suivants) qui seront indiqués par des liens hypertextes. Vous les ajoutez en cliquant dans la barre d'outils sur l'icône Insérer sous-document. Vous pouvez les manipuler à volonté car c'est un super-mode Plan. Votre document reste léger, car vous n'ouvrez qu'un sous-document à la fois.

Application des styles d'un document à un autre

En établissant un plan dans chaque fichier du travail, les styles peuvent se recopier automatiquement d'un document vers un autre à partir du menu Outils/Modèles et compléments/Organiser/Onglet Styles. Vous cliquez sur Fermer le fichier pour fermer le document actif (que vous désirez copier). Cliquez ensuite sur le bouton Ouvrir fichier et trouvez et ouvrez le fichier à changer. Si vous ne trouvez pas de fichier, dans Types de fichier choisissez Documents Word. Cliquez sur les éléments que vous voulez remplacer, puis sur Copier.

Citations

Une citation doit être composée dans le même style que le corps du texte original, mais

    • dans certains cas une majuscule initiale peut être remplacée par une minuscule
    • le point final peut être supprimé quand la phrase s'y prête.

Toute suppression de texte doit être marquée par [...]. Les crochets indiquent un changement ou un ajout de mot(s) provenant d'une intervention de l'auteur.

Pour attirer l'attention sur une anomalie dans le texte original, on inscrit la mention [sic] en italiques après le terme discutable. Les crochets restent en romain.

Tout soulignement personnel dans une citation doit être mentionné — par exemple [c'est moi qui souligne]. Il vaut mieux éviter d'abuser de ce genre de formule.

Citations brèves et citations longues

Les citations courtes seront mises entre guillemets français à l'intérieur du texte et dans le même corps. 

Les citations qui dépassent quatre lignes ne seront pas mises entre guillemets, mais saisies en simple interligne, dans un corps qui pourra être le même que celui de la note infrapaginale correspondante. Pour les faire ressortir, d'une part on réservera un interlignage supplémentaire au début et à la fin ; d'autre part, les citations seront renfoncées à gauche d'une dizaine de caractères, sans alinéa pour la première phrase. Le côté droit sera justifié comme le texte normal.

Pour les citations en vers qui atteignent plus de 15 lignes, les lignes seront numérotées, par exemple de 5 en 5. Quand les vers dépassent la ligne, l'excédent doit être en retrait et justifié par rapport à la marge de droite.

Toute citation, courte ou longue, doit être suivie ou précédée par une indication de sa source ou par un appel de note donné en exposant.

Qu'est-ce que c'est beau ? Qu'est-ce que c'est laid ? Qu'est-ce que c'est grand, fort, faible ? Qu'est-ce que c'est Carpentier, Renan, Foch ? Connais pas. Qu'est-ce que c'est moi ? Connais pas. Connais pas, connais pas, connais pas2.

Ponctuation

Guillemets

La première fois que vous utilisez le logiciel Word, ouvrez le menu Outils/Correction automatique/Lors de la frappe, et cochez Remplacer/Guillemets " par des guillemets “  ”. Cette manoeuvre changera intelligemment vos tristes apostrophes (') en apostrophes courbées [’] et vos guillemets banals (" ") en guillemets français
(<<   >>). Mais ne le faites pas si votre oeuvre est destinée au Web !

Word insère les guillemets appropriés dans vos nouveaux textes automatiquement.

      Guillemets à l'intérieur des guillemets

Si vous devez insérer une citation dans une autre citation, vous placerez des guillemets français au début et à la fin de la première citation, et ferez précéder et suivre la deuxième citation de guillemets anglais.

<< Mme H.-L. nous écrit : "Voilà quinze jours que je prends 391 et je remarque déjà avec satisfaction un résultat vraiment surprenant : ma poitrine tombée à la suite de maladie est redevenue ce qu'elle était avant". >>

Word insère automatiquement une espace insécable après le guillemet ouvrant << et une espace insécable avant le guillemet fermant >>.

Espace insécable

Tout signe de ponctuation est suivi et précédé d'une espace sauf la virgule et le point qui sont suivis d'une seule espace.
Pour éviter l'apparition à l'impression de signes de ponctuation isolés, prenez l'habitude au moment de la saisie de faire précéder (ou suivre) les signes suivants

 :  ; ! ? " " par une espace insécable (Option ou Alt /Espacement).

Mauvais exemple :

Faut-il avouer que malgré les tondeuses, les dadaïstes gardèrent leur chevelure
?

Bon exemple :

Faut-il avouer que malgré les tondeuses, les dadaïstes gardèrent leur chevelure ?

Ne séparez pas l'initiale de son nom propre en fin de ligne. Reliez-les toujours par une espace insécable. Ne laissez pas séparer "n° " du numéro qu'il désigne, ni "p." ou "pp." des numéros de page qui doivent suivre.

Mauvais exemple :

M. Dupont, F. Pierre, A. Bisson, T. Thomas, R. Jean, P. Sens, G. Renault, L.
Robin.

Bon exemple :

M. Dupont, F. Pierre, A. Bisson, T. Thomas, R. Jean, P. Sens, G. Renault, L. Robin.

Parenthèses

La parenthèse ou crochet ouvrant est précédé d'une espace ; la parenthèse ou crochet fermant est suivi d'une espace ou d'un signe de ponctuation (qui se trouve à l'intérieur ou à l'extérieur d'après le sens de la phrase). Il n'y a pas d'espace entre la parenthèse ouvrante et le premier mot qui la suit.

Exemple :

Aragon, dans le roman à clefs Aurélien (Gallimard, 1944, p. 176) met en scène le peintre Zamora [Picabia] qui se compare volontiers à Picasso et à Derain.

Majuscules accentuées

Les nouvelles conventions typographiques permettent de placer des accents ou des signes diacritiques sur toutes les majuscules comme À, Â, Ä, Ç, É, Ê, È, Ë, Î, Ï, Ô, Ö, Ù, Û, Ü pour en améliorer la lisibilité, au moins dans les titres et sous-titres. Vous pouvez les copier sur votre document à partir du menu Insèrtion/Caractères spéciaux dans Word.

Petites capitales

Les PETITES CAPITALES ont une utilisation dans les titres courants en haut ou en bas de page. Dans Word on les obtient à partir du menu Format/Police ; dans Attributs on choisit Petites majuscules.

Les siècles se composent en chiffres romains et en petites majuscules. Malheureusement les caractères traités en exposant (le petit ‘e’ dans XIVe) doivent dans ce cas être réduits d’un ou deux points ! Ces caractères peuvent être stockés dans l’Insertion automatique de Word (procédé très recommandé pour toute locution compliquée ou répétée). Les thésards pointilleux pourront les utiliser pour les NOMS D’AUTEURS dans leur bibliographie et pour les sigles – du meilleur effet esthétique mais un travail considérable…

Césures (coupures de mots)

Au cas où vous opteriez pour la justification intégrale de votre texte, faites faire les césures par Outils/Langue/Coupure de mots, mais seulement au moment où la thèse est prête à l’impression. N’acceptez pas la coupure automatique qui coupe systématiquement tous les mots. Vous les couperez vous-même après un minimum de trois lettres. Limitez à trois le nombre de lignes consécutives où il y a des coupures.

Attention : les mots étrangers obéissent souvent à d’autres règles de césure. Dans ce cas, ayez recours à la coupure manuelle.

Ne coupez jamais le dernier mot d’un paragraphe ou d’une page.

Si vous devez refaire les césures par suite de remaniements ou d’ajouts, vous remarquerez des tirets conditionnels semés un peu partout dans le corps du texte. Ils ne s’imprimeront pas, certes, mais il vaut mieux les supprimer automatiquement par la fonction Remplacer (le tiret conditionnel par rien) pour éviter des blancs peu élégants .

Corrections typographiques

Utilisez le vérificateur d’orthographe de Word (Outils/Grammaire et orthographe) en ayant conscience de ses limites. Il est très sophistiqué, mais faites tout de même relire votre travail par des lecteurs extérieurs très avertis. Vous êtes le plus mauvais lecteur possible. Un premier tirage papier pour faire les corrections est une bonne idée, car on voit mieux les fautes sur un document imprimé. Apprenez à lire et à utiliser les signes de correction typographiques.

"Remplacer " toutes les espaces doubles ou triples par une seule espace jusqu’au message " Vérification entièrement terminée pour le document ".

Changer oe et ae en lettres entrelacées là où cela s’impose (si vous êtes très rigoriste) avec Alt/o ou Alt/a.

Revérifiez les majuscules des titres de textes, d’ouvrages, d’articles et de périodiques dans le texte et dans la bibliographie. Ce travail est fastidieux.

Évitez d’utiliser un mot plus de deux fois dans la même page, notamment " être " ou " faire ". Mission impossible ;-)

Table des matières

Si vous avez terminé la rédaction, la mise en page et la correction de votre travail de recherche, il ne vous reste plus que la table des matières et l’impression.

Si vous avez utilisé les ressources de l’Internet pour vous documenter, continuez cette lecture.

Numéros de ligne

Word permet la numérotation des lignes (documents juridiques etc.) Les numéros sont affichés dans la marge de gauche. Word compte automatiquement toutes les lignes du document sauf celles des tableaux, notes, cadres, en-têtes et pieds de page.

Commencez en mode d’Affichage Page. Pour ajouter des numéros de ligne dans l’ensemble du document, cliquez sur Sélectionner tout dans le menu Édition. Pour ajouter des numéros de ligne dans une partie du document, sélectionnez le texte à numéroter. Dans le menu Format cliquez sur Document/Disposition. Si vous ajoutez des numéros de ligne dans une partie du document, cliquez sur Appliquer/Au texte sélectionné. Sélectionnez la case à cocher Numérotation des lignes, puis Ajouter les numérotations/À partir de – le numéro que vous voulez. Remplissez les options si souhaité. 

Numéroter ou ne pas numéroter ?

L’ISO 7144 (p.4) décrète que le texte principal "doit si nécessaire être divisé en parties, chapitres et éventuellement paragraphes numérotés". Chaque partie doit commencer sur une nouvelle page.

Ce mode de numérotation était indispensable à l’ère de la machine à écrire quand on ne disposait que d’une seule police. Ici encore on s’est réglé sur les codes de présentation des scientifiques. Dans le doute, il vaut mieux consulter votre directeur de recherche.

Voici un exemple de numérotation tiré d’une thèse (1994) de Françoise Renzetti, Modifications techniques et modifications des usages :


Chapitre 2

Quel système d’information pour les usagers ?

Introduction

2.1 Quelques éléments pour une histoire de l’Internet

    2.1.1 Le réseau expérimental
    2.1.2 Le système d’interconnexion
    2.1.3 Les réseaux et la recherche

      2.1.3.1 NSFNET
      2.1.3.2 La multiplication des réseaux
      2.1.3.3 The National Research and Education Network

    2.1.4 L’organisation de l’Internet

      2.1.4.1 Les organisations politiques
      2.1.4.2 Les organisations de recherche et de développement
      2.1.4.3 La documentation publique

    2.1.5 Le futur de l’Internet

      2.1.5.1 La capacité du réseau
      2.1.5.2 Les commerciaux

    2.1.6 Chronologie de l’Internet

2.2 Les outils

    2.2.1 Les services de base

      2.2.1.1 La messagerie électronique
      2.2.1.2 Telnet
      2.2.1.3 FTP, File Transfer Protocol
      2.2.1.4 Les conférences électroniques

    2.2.2 Les services de recherche d’information : NIR, Networked Information Retrieval tools

      2.2.2.1 Le serveur " Archie "
      2.2.2.2 WAIS
      2.2.2.3 Gopher
      2.2.2.4 WWW


Pour les juristes, voici la structure d’un mémoire en Droit préconisée par la Faculté de Droit de l'Université de Nice Sophia Antipolis. Ce n'est pas une vraie norme...

INTRODUCTION

1ère PARTIE

TITRE I :

CHAPITRE PREMIER :

SECTION 1

§1 :

    A :

    B :

    1

    a

§2 :

    A :

    B :

    1

    a

SECTION 2

§1 :

    A :

    B :

§2 :

    A :

    B :

2ème PARTIE

TITRE I :

CHAPITRE I :

SECTION 1

§1 :
§2 :

SECTION 2

§1 :
§2 :

CHAPITRE II :

SECTION 1

§1 :
§2 :

SECTION 2

§1 :
§2 :

CONCLUSION


1. International Organization for Standardization - Organisation internationale de normalisation.
2. Association française de normalisation.
3. Cet article n'est qu'un support de cours assez concis. Les possibilités de Word qui sont évoquées font l'objet d'une série de démonstrations en direct pendant le stage de formation "Édition de la recherche".
4. Par exemple, la Faculté de Droit de l'Université de Nice Sophia-Antipolis.
5. ISO 7144, p. 1.
6. Les manoeuvres seront démontrées pendant le cours.


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Mise à jour le 26/05/2001
©1997--   Anne Sanouillet, Urfist PACA DEH

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